algues vertes

Elevages intensifs Betagne : la concentration en nitrates des rivières est passée de 5 mg/l en 1971 à 50 mg en 1999 !

Et on n'a pas fini de payer !

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A travers l'épandage des lisiers et l'utilisation massive d'engrais et de pesticides pour la culture du maïs, la filière porcine a abondamment et méthodiquement pollué les rivières et les nappes phréatiques d'une Bretagne où, comme chacun sait, l'eau ne manque pas.

Ajoutons à cela : réduction des distances d'épandages par rapport aux habitations de 100 à 50 mètres. La protection des captages n'est même plus assurée correctement. Le nombre de dérogations est de plus en plus inflationnistes.
On n'assiste plus à des extensions d'élevage ou à des créations, les trois quarts du temps, mais à de pudiques "régularisations" qui viennent sanctionner positivement des extensions sauvages. Et c'est valable pour le porc comme pour la volaille.
Quant au coût des algues vertes pour la collectivité, il flambe. Et on ne sait toujours pas qu'en faire.
Les ruisseaux qui n'ont pas été détournés ou saccagés sont pollués. Ceux qui voient de belles rivières en Bretagne ne doivent regarder que les sites internet dédiés au tourisme. Il y en a très peu qui soient véritablement de bonne qualité. Et on va éviter de parler de l'eau du robinet. La France est très mal placée sur tous ces sujets en Europe.
Il y a un très fort volontarisme des particuliers en Bretagne, concernant l'attention à porter à l'environnement. Ce n'est pas le cas des productivistes. Quant aux agriculteurs bio, ils n'ont quasiment pas (si ce n'est d'ailleurs pas du tout) de subventions, contrairement aux autres.
Il est plus que temps que la France se mette un peu au clair avec son agriculture. D'ailleurs on dit agriculture, non plus paysannerie. Alors qu'on cesse de parler de rapport avec la nature.
Enfin, aujourd'hui, la marge bénéficiaire d'un éleveur de poulets bio est supérieure par tête à celle d'un éleveur concentrationnaire. Et on pourrait se demander le bien fondé de tels élevages quand après cela on laisse pourrir la viande ou on la détruit pour maintenir les cours. En oubliant qu'il s'agit à la base, effectivement, d'êtres vivants et souffrants.
On marche complètement sur la tête.
Quant à ceux qui crachent sur Bruxelles aujourd'hui, ils devraient tâcher de se souvenir un peu d'où venaient les subventions sur lesquelles ils ne crachaient pas.

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